Hypersensibilité : 5 idées reçues qui font du mal
Dernière mise à jour : 7 oct.
« Tu es trop sensible. »
Quatre petits mots, prononcés souvent avec les meilleures intentions du monde, et qui piquent comme l'étiquette d'un pull en laine.
L'hypersensibilité n'est ni une maladie ni un diagnostic. La psychologue américaine Elaine Aron a décrit dans les années 1990 le profil des « personnes hautement sensibles », qui représenteraient environ 15 à 20 % de la population. Pourtant, les idées reçues ont la vie dure. En voici cinq, à laisser tomber dès aujourd'hui.
« Hypersensible, ça veut dire fragile »
Non. Une personne hypersensible traite les informations plus en profondeur : les émotions, les détails, les ambiances. Ce n'est pas une faiblesse, c'est un système nerveux qui capte plus de signaux. Et ça vient avec de vraies forces : empathie, intuition, créativité, sens du détail.
« C'est une histoire de femmes »
Les hommes sont tout aussi concernés. Ils ont simplement appris très tôt que « les garçons ne pleurent pas »… et beaucoup le cachent très bien, jusqu'au jour où le vase déborde.
« Il suffit de s'endurcir »
On ne change pas son système nerveux à coups de « prends sur toi ». Vouloir éteindre sa sensibilité, c'est comme essayer de retenir un ballon sous l'eau : ça marche un moment, puis ça épuise, et ça finit par remonter violemment. L'enjeu n'est pas de s'endurcir, mais d'apprendre à réguler.

« Les hypersensibles pleurent tout le temps »
L'hypersensibilité n'est pas qu'émotionnelle. Elle est souvent aussi sensorielle : le bruit d'un open space, une lumière trop forte, une étiquette qui gratte, un parfum entêtant. Et elle concerne les émotions agréables aussi : la joie, l'émerveillement, la beauté d'un paysage peuvent vous submerger tout autant.
« C'est un effet de mode »
Le mot est à la mode, c'est vrai. La réalité, elle, n'a rien de nouveau : elle est étudiée depuis plus de trente ans.
En revanche, toute grande sensibilité n'est pas forcément de l'hypersensibilité. De l'anxiété, un traumatisme, un TDAH ou un haut potentiel peuvent aussi se cacher derrière. Ça vaut le coup de regarder de plus près.
Quelques pistes pour mieux vivre avec
Commencez par repérer ce qui vous vide : les lieux, les situations, les personnes. Prévoyez des temps de décompression, des « sas » entre deux moments intenses, même de dix minutes. Apprenez à poser des limites sans culpabiliser : dire non à une soirée n'a jamais tué personne. Et protégez vos sens : un casque antibruit n'est pas un aveu de faiblesse, c'est un accessoire de survie.
Et l'hypnose, dans tout ça ?
Elle aide à baisser le volume quand tout devient trop fort, à ancrer un état de calme que vous pourrez retrouver seul·e, et à apprendre l'autohypnose pour les moments de saturation. Le tout sans devenir un lama méditatif, promis.
Je reçois les personnes hypersensibles au cabinet de Fontainebleau (lundi et mercredi), à Aufferville près de Nemours (mardi, jeudi, vendredi et samedi matin), et en visio.



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